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Tour d’horizon sur la fiscalité de la location saisonnière

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Tour d’horizon sur la fiscalité de la location saisonnière
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Mettre un logement en location pour de courts séjours peut permettre à un propriétaire de percevoir des revenus supplémentaires tout en accueillant des touristes ou des personnes de passage. Cette activité implique néanmoins de respecter un cadre fiscal spécifique. Le montant réellement conservé dépend de plusieurs paramètres, comme le régime d'imposition choisi, les déclarations à effectuer, les éventuels prélèvements sociaux ou encore la taxe de séjour. Les règles applicables varient notamment selon les caractéristiques du bien, son éventuel classement en meublé de tourisme et les revenus locatifs réalisés.

Catégorie des BIC

Les loyers perçus dans le cadre d'une location meublée de courte durée sont déclarés au titre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Ils ne sont donc pas imposés comme des revenus fonciers, contrairement aux loyers provenant d'une location vide. Cette disposition s'applique quelle que soit la fréquence des locations, que le propriétaire accueille des voyageurs dans sa résidence principale ou qu'il exploite un bien réservé à l'hébergement touristique. Dans la plupart des cas, les particuliers exercent cette activité sous le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP).

Pour relever du statut de loueur en meublé professionnel (LMP), deux conditions doivent notamment être réunies au niveau du foyer fiscal : les recettes annuelles issues de la location meublée doivent dépasser 23 000 € et être supérieures aux autres revenus professionnels du foyer, conformément aux critères légaux. Le régime LMNP concerne ainsi une grande partie des propriétaires qui proposent un appartement ou une maison pour des séjours de courte durée. Il leur donne accès à plusieurs possibilités d'imposition, dont le choix dépend principalement du montant des recettes encaissées et des dépenses associées à la location.

Le régime micro-BIC

Le micro-BIC permet aux propriétaires de déclarer leurs revenus locatifs selon une procédure allégée. Le calcul de l'impôt ne repose pas sur le bénéfice réellement réalisé : seules les recettes perçues sont indiquées à l'administration fiscale, qui leur applique une réduction forfaitaire destinée à représenter les frais liés à l'activité. Les dépenses engagées pour le logement ne peuvent donc pas être déduites séparément. Les modalités de ce dispositif varient en fonction du type d'hébergement proposé. Un meublé de tourisme ayant obtenu un classement officiel ne relève pas des mêmes plafonds ni des mêmes taux d'abattement qu'une location touristique non classée.

Pour les loyers encaissés en 2025 et déclarés en 2026, il est donc indispensable de vérifier les seuils correspondant à la situation du propriétaire et aux caractéristiques du bien. Le micro-BIC peut être adapté lorsque les frais de fonctionnement sont peu élevés et que le propriétaire souhaite limiter les démarches comptables. Toutefois, si les dépenses liées à la location sont conséquentes, ce mode de calcul peut se révéler moins intéressant qu'une imposition au régime réel, qui autorise la prise en compte des charges effectivement engagées.

Le régime réel

Avec le régime réel, l'imposition est établie à partir du bénéfice restant après prise en compte des dépenses liées à la location. Cette formule mérite notamment d'être étudiée lorsque le propriétaire engage des frais conséquents pour entretenir, équiper ou exploiter son bien. Plusieurs catégories de dépenses peuvent être déduites du résultat fiscal, sous réserve de respecter les conditions prévues : frais bancaires et intérêts d'emprunt, assurances, honoraires de gestion, travaux d'entretien, charges de copropriété ou encore certaines taxes. Le dispositif prévoit également la possibilité d'amortir le logement et les meubles.

Cette opération comptable consiste à répartir leur valeur sur plusieurs exercices afin de tenir compte de leur dépréciation dans le temps. L'ensemble de ces déductions peut ainsi diminuer le montant soumis à l'impôt. Cette solution demande toutefois davantage de suivi que le micro-BIC. Le loueur doit tenir une comptabilité adaptée et respecter des obligations déclaratives plus complexes. L'intervention d'un expert-comptable peut être utile pour sécuriser les calculs et assurer le suivi des opérations. Il convient enfin d'anticiper les conséquences d'une éventuelle revente : depuis 2025, les amortissements pratiqués sont, dans la plupart des cas, réintégrés dans le calcul de la plus-value immobilière des loueurs en meublé non professionnels. Cette règle peut donc avoir une incidence sur la rentabilité globale du projet.

Prélèvements sociaux et cotisations

Les recettes tirées d'une location saisonnière peuvent entraîner d'autres prélèvements que l'impôt sur le revenu. Pour un propriétaire ayant le statut LMNP et ne dépassant pas certains niveaux de recettes, le bénéfice imposable est en principe soumis aux prélèvements sociaux applicables aux revenus du patrimoine. Lorsque les loyers annuels franchissent la barre des 23 000 €, les obligations peuvent être différentes.

Selon les caractéristiques de l'activité, notamment le classement du meublé de tourisme et le montant des revenus encaissés, le loueur peut relever du régime des cotisations sociales et être tenu de s'enregistrer auprès de l'Urssaf. Une distinction doit donc être faite entre ce seuil, qui intervient dans l'appréciation du régime social, et les plafonds de recettes propres au micro-BIC, qui répondent à d'autres règles.

CFE, taxe foncière et taxe de séjour

En complément de l'imposition des revenus locatifs, l'exploitation d'un meublé touristique peut être soumise à certaines taxes locales. C'est notamment le cas de la cotisation foncière des entreprises (CFE), qui s'applique en principe aux activités de location meublée, y compris lorsqu'elles sont exercées par des particuliers. Des dispositifs d'exonération peuvent néanmoins être prévus en fonction des caractéristiques du bien, de son usage ou des délibérations de la commune. Il est donc conseillé de se rapprocher du service des impôts des entreprises pour connaître les règles applicables à son logement.
D'autres impôts peuvent également rester à la charge du propriétaire.

La taxe foncière est généralement due chaque année. Si le logement est une résidence secondaire que son propriétaire continue d'utiliser en dehors des périodes de location, la taxe d'habitation sur les résidences secondaires peut aussi être exigible. Enfin, les séjours touristiques peuvent donner lieu à la perception d'une taxe de séjour. Fixée par la commune ou l'intercommunalité, elle varie selon plusieurs critères, dont la catégorie de l'hébergement et le nombre de nuitées. Cette somme est supportée par les voyageurs, mais sa collecte et son reversement doivent être assurés par le loueur ou la plateforme de réservation, en fonction des modalités locales.

Les démarches administratives à ne pas négliger

La mise en location saisonnière nécessite de respecter plusieurs démarches administratives. Selon la commune et le type de logement, une déclaration en mairie ou une autorisation de changement d'usage peut être exigée. Le propriétaire doit également enregistrer son activité pour obtenir un numéro SIRET et déclarer ses revenus chaque année. À partir du 20 mai 2026, l'enregistrement des meublés de tourisme doit par ailleurs être généralisé à l'échelle nationale.

Comment optimiser la fiscalité de sa location saisonnière ?

Le régime fiscal à retenir dépend des revenus locatifs, des frais engagés et du classement du logement. Comparer le micro-BIC et le régime réel permet d'identifier la formule la plus adaptée. Le classement touristique peut également influencer les conditions d'imposition. Pour anticiper le coût réel d'une location saisonnière, il est conseillé de prendre en compte l'ensemble des impôts, cotisations et obligations administratives, avec l'aide éventuelle d'un professionnel.

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Publié le 04/11/2026 par
Bruno GERARD

Ma carrière dans l'immobilier a débuté ICI, dans le Golfe de Saint-Tropez, il y a plus de 20 ans.

J'ai donc acquis une capacité unique à anticiper les tendances du marché et à identifier les opportunités les plus prometteuses pour mes clients.

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